Reprendre la main sur l’IA en local
Aujourd’hui, le contrôle de l’intelligence artificielle fait question. Y’a t-il un pilote dans l’avion ? La réponse est clairement non. C’est un vrai enjeu : notre dépendance envers de grands acteurs privés étrangers (notamment américains) pour les technologies d’intelligence artificielle.
Nous proposons de reprendre une vieille idée : les communs (ou coopératives agricoles). Nos ancêtres paysans avaient les terres communes — les forêts où chacun récoltait son bois, les prairies où pâturaient les troupeaux. Le tracteur, acheté une fois et partagé entre tous (GAEC). Pas de propriétaire unique, des droits d’usage partagés, des règles votées ensemble. Niort a hérité de ce principe, notamment avec ses mutuelles : on décide ensemble, les bénéfices reviennent à la communauté, pas à un actionnaire lointain.
Une IA citoyenne, ce n’est pas une IA qu’on possède. C’est une IA qu’on gouverne ensemble.
La gouvernance : voilà l’idée centrale de l’IA citoyenne
Disons-le sans détour : nous ne développons pas de modèle d’intelligence artificielle. Nous en gouvernons l’usage. La technologie est fournie par Mistral AI, une entreprise française, mais elle reste interchangeable.
Ce que nous inventons, c’est la gouvernance : une charte des sources publiques, et un comité éditorial mixte associant citoyens, élus, artistes, collectivité et tiers extérieurs à la collectivité (presse locale, associations, préfecture, rectorat…). Tout reste à inventer.
Nous ne pouvons pas aligner les milliards de dollars. C’est entendu. Nous pouvons en revanche inventer de nouvelles solutions collaboratives, libres et démocratiques, pour nous préserver — et préserver les générations futures — d’une dépendance numérique dont nous ne maîtriserions plus rien.
Comment on fait ?
2026 — on construit un premier assistant conversationnel. Un seul, simple, à Niort, sur des sources locales vérifiées. Le projet accroche ou il n’accroche pas. On le saura vite.
2027 — on réplique. Si le modèle tient, d’autres communes s’en emparent. Chauray, Poitiers, La Rochelle, Angoulême — ou ailleurs. Chacune avec ses propres données, sa propre charte, son propre comité. Aucune extraction centralisée.
Ensuite — on fédère sans fusionner. Les assistants s’échangent les bonnes pratiques et les améliorations techniques, chacun gardant son autonomie. C’est là que l’objectif se dessine : que ce réseau d’assistants locaux finisse par constituer, autrement, un modèle d’IA citoyenne — bâti par le bas, gouverné par une charte publique et des comités mixtes.
Pas une superintelligence mystérieuse. Un réseau d’outils modestes, dont on sait qui les contrôle.
Ce n’est pas qu’une intention, c’est déjà en ligne
Un premier assistant prototype tourne déjà sur un corpus de fiches de services niortaises. Ses sources sont citées sous chaque réponse. Ses instructions sont publiées intégralement.
Essayez maintenant le prototype → niort.online
Prototype de démonstration. Ce service n’est pas officiel et n’a aucun lien avec la Ville de Niort.
