On commence petit
Niort teste un assistant conversationnel — un outil qui répond aux questions des Niortais.e.s en citant ses sources. C’est le prototype. Il fonctionne sur des données publiques locales vérifiées : délibérations, FAQ, OpenData.
Ça marche ? On réplique
Poitiers en veut un. La Rochelle, Angoulême, Parthenay et Saintes aussi. Chaque commune déploie son propre assistant, ancré dans ses données locales, selon le même modèle. Chacun reste maître de ses données. Aucune extraction centralisée.
On fédère sans fusionner
Les assistants s’échangent des bonnes pratiques et des améliorations techniques. Mais chacun conserve son autonomie. Ensemble, ils forment un réseau fédéré d’assistants conversationnels : une infrastructure citoyenne distribuée, gouvernée collectivement — pas contrôlée par une megacorp.
Qui gouverne ?
Un corpus de citoyen.ne.s organisé selon les principes du commun — le même qui fait vivre nos mutuelles niortaises. Pour chaque commune :
- Les citoyens et élus valident ensemble les sources
- Modération participative des réponses (pas de profit, pas d’algorithme caché)
- Transparence totale : audit logs, code ouvert, données auditables
Pas de propriétaire unique. Pas de conseil fermé. Des règles claires, édictées et respectées ensemble. Voilà l’IA citoyenne : pas une superintelligence mystérieuse.
Les communs : qu’est-ce que c’est ?
Un commun, c’est une ressource que personne ne possède seul, mais que tout le monde peut utiliser selon des règles qu’on s’est données collectivement.
C’est une vieille idée. Les paysans avaient les terres communes — les forêts où on pouvait récolter du bois, les prairies où faisaient paître les troupeaux. Pas de propriétaire unique. Des droits d’usage partagés. Des règles votées au village pour que ça marche.
Les mutuelles niortaises ont hérité de ce principe. Une mutuelle n’appartient pas à un patron. Les décisions se prennent ensemble. Les bénéfices reviennent à la communauté, pas à un actionnaire lointain. Un commun, c’est pareil : pas de propriétaire unique, pas d’extraction de profit. Juste des règles claires, édictées et respectées ensemble.
Pourquoi c’est important pour l’IA ?
Parce qu’une IA citoyenne, c’est pas une IA qu’on « possède » — c’est une IA qu’on gouverne ensemble, comme une ressource collective. Elle nous appartient à tous, donc elle doit fonctionner pour tous, pas pour enrichir quelques-uns.
