Préambule
Ceci n’est pas un prévisionnel au sens où on l’entend en finance classique — pas de quotas figés, pas de constantes marchés, pas de probabilités calibrées. C’est une estimation de trajectoire, un étagement raisonné du coût probable pour passer d’une preuve concrète d’existence du concept à une infrastructure territoriale autonome.
L’IA, c’est l’inverse de la stabilité. Les modèles changent, les coûts d’accès plongent ou explosent, les régulations apparaissent. Notre budget peut évoluer du simple au multiple en fonction de ces chocs externes. C’est le jeu.
Le risque, dans les deux sens
Risque à la baisse : les modèles open-source deviennent vraiment performants et gratuits. Les coûts infra s’écroulent. On fait plus avec moins.
Risque à la hausse : la puissance requise pour rester pertinent augmente. Les coûts API restent élevés. On a besoin de plus de talent pour naviguer.
C’est un pari. Pas une certitude. Si vous mettez de l’argent là-dedans, ne le faites pas sur la foi des chiffres seuls — c’est le pari qu’une IA citoyenne, libre et locale, vaut l’exploration.

Modèle de financement
Participatif (crowdfunding Ulule) : citoyen·ne·s, collectifs, associations qui croient au projet.
Partenaires privés / publics : pme (sponsors) et acteurs publics intéressés par une IA souveraine et contrôlée.
Le ratio est légèrement plus favorable au participatif en 2026 (test du signal), puis s’équilibre. C’est volontaire : on veut d’abord savoir que les gens veulent ça avant de chercher des subventions.
Trajectoire Budgétaire 2026–2029
| Étape | Année | Participatif | Partenaires | Total |
|---|---|---|---|---|
| Validation | 2026 | 1–2 k€ | 2–3 k€ | 3–5 k€ |
| Diffusion | 2027 | 3–6 k€ | 6–9 k€ | 9–15 k€ |
| Implantation | 2028 | 10–15 k€ | 15–20 k€ | 25–35 k€ |
| Structuration | 2029 | 20–30 k€ | 30–40 k€ | 50–70 k€ |
| TOTAL | 2026–2029 | 34–53 k€ | 53–72 k€ | 87–125 k€ |

Ce que chaque étape couvre
2026 — Validation (3–5 k€)
Pilot à Niort. Tester le désir, affiner la stack technique (Mistral API), valider l’UX locale. Coûts : infrastructure légère, API Mistral, temps porteur.
2027 — Diffusion (9–15 k€)
Déploiement dans 3–5 autres communes. Duplication du toolkit, formation légère, affinage des modèles de gouvernance. Budget : infrastructure mutualisée, API à l’échelle, support.
2028 — Implantation (25–35 k€)
Infrastructure régionale. Passage à l’open-source (auto-hébergement Llama/Mistral 7B), formation formelle des acteurs, mise en place SCIC. Budget : serveurs, DevOps, accompagnement ESS.
2029 — Structuration (50–70 k€)
Consolidation en réseau multi-régional. Documentation, scalabilité, gouvernance mature, recherche sur les modèles citoyens. Budget : équipe technique partielle, accompagnement juridico-administratif.
Trésorerie année par année
- 2026 : 3–5 k€ entrante → validation proof-of-concept
- 2027 : +9–15 k€ entrante → 12–20 k€ cumulés
- 2028 : +25–35 k€ entrante → 37–55 k€ cumulés
- 2029 : +50–70 k€ entrante → 87–125 k€ cumulés
Les flux sont progressifs. Pas de grosse injection d’emblée. C’est pensé pour que chaque succès finance le suivant.
Transparence
Ces chiffres bougent. Ils bougent déjà. Tous les 6 mois, on actualise au regard de :
- l’évolution réelle des coûts API
- les surprises techniques
- les changements de contexte politique/régulatoire
- les retours terrain
Vous aurez accès à la comptabilité réelle du projet. Pas d’opacité.
La rémunération du porteur de projet
Je suis rémunéré. Pas en salaire, mais en emoluments via mon entreprise individuelle (que je viens de créer) pour le travail continu de conception, pilotage technique et gouvernance.
Pourquoi ? Parce que le 100 % bénévolat ne tient pas 4 ans. C’est un mensonge qu’on se raconte : sans reconnaissance financière, même mineure, le projet repose sur la bonne volonté, et la bonne volonté s’érode quand les factures arrivent.
Je ne me fais pas payer pour être riche. Je me fais payer parce que c’est le prix du sérieux et de la continuité. Les banquiers le savent. Les artistes aussi, ils comprennent qu’on ne crée pas mieux qu’en ayant mangé.
Les montants ? Humbles au regard des milliers d’heures investies. Mais présents, et c’est ça qui compte. Tout sera sur la table. On signale simplement tout ceci par cohérence avec les positions que l’on défend un petit peu partout : la transparence dans l’usage de l’IA est une obligation déontologique, pas une option marketing.
Pourquoi vous devriez nous croire (ou pas)
Arguments pour : 30 ans d’expérience digital, réseau régional établi, équipe sérieuse, modèle pensé pour la résilience, porteur rémunéré donc responsabilisé.
Arguments contre : c’est un pari sur une technologie qui bouge vite, aucune garantie d’adoption, la gouvernance citoyenne n’est jamais facile, il y a mille raisons pour que ça plante.
Choisissez en connaissance de cause.
Pour toute question / précision etc : 06 40 75 93 52
Ou notre formulaire de contact
Annexe — Coût de transition vers hébergement en local (2028/29)
Investissement technique et récurrent pour l’auto-hébergement du modèle d’IA
Structure :
- Hypothèses de départ
- Modèle : Llama 7B ou Mistral 7B (4–13B params)
- Charge : 5 000–10 000 requêtes/mois (Niort phase 1)
- Uptime : 99.5% (service public, pas hyperscale)
- Horizon : 2028–2033
- Coûts d’investissement initial (one-shot)
- Infrastructure hardware + installation : 15 000–20 000 €
- Migration données depuis Mistral API : 5 000–8 000 €
- Configuration stack (vLLM, monitoring, sécurité) : 3 000–5 000 €
- Total investissement : ~25 000–33 000 €
- Coûts récurrents annualisés (2028+)
- Serveur/colo + électricité + bande passante : 18 000–28 000 €
- Stockage + backups : 2 400–4 800 €
- Ops + monitoring + sécurité : 8 000–12 000 €
- Support technique (0,5 ETP) : 20 000–30 000 €
- Total annuel : ~50 000–75 000 €
- Comparaison Mistral API vs self-hosted
- À ce stade du projet, nous ne disposons pas encore de données suffisamment stabilisées pour chiffrer précisément le coût mensuel actuel de Mistral API (volume de requêtes en phase pilote, facturation variable). Le passage à l’auto-hébergement en 2028 permettra une maîtrise budgétaire plus prévisible, notamment lors de l’expansion à d’autres communes. Un bilan comparatif détaillé sera établi au cours de l’année 2027, une fois la charge et la croissance validées.
- Sources d’économie / partage de coûts
- Mutualisation avec futures communes adhérentes
- Réduction ops via partenariat technique ESS
