Hier, Le Monde publiait côte à côte deux discours que tout oppose. D’un côté Bernie Sanders, figure de la gauche américaine. De l’autre Steve Bannon, ancien stratège de Donald Trump et voix influente du mouvement MAGA. Sur à peu près tout, ils se détestent. Sur l’IA, ils disent la même chose : une poignée d’entreprises privées est en train de transformer le travail, la sécurité et la démocratie sans que personne ne leur en ait donné le mandat.
Quand deux camps aussi éloignés font le même constat, ce n’est plus une opinion. C’est un fait.
À IA Nature, nous disons exactement cela depuis le début. Avec un tout petit moins d’audience que Le Monde, ok. Mais la question est la même : peut-on laisser une infrastructure aussi essentielle entre les mains de quelques acteurs lointains, sans contre-pouvoir ?
Là où nous divergeons, c’est sur la suite, oeuf Corse. Sanders et Bannon en appellent à Washington, au Congrès, à la loi. Nous, nous n’attendrons ni Washington, ni Bruxelles, ni Paris. Si nous voulons une IA transparente, auditable et gouvernée collectivement, il faudra la construire nous-mêmes : commune par commune, source par source, avec des règles que nous nous donnons ensemble. Comme l’ont fait, en leur temps, nos mutuelles niortaises bien-aimées.
Personne ne viendra le faire à notre place. Tant mieux : c’est la meilleure garantie que ce sera vraiment à nous.
