La singularité du pilote n’est pas technique : elle tient à sa gouvernance. On n’arbitre pas une IA, on arbitre son corpus. Quatre mécanismes s’articulent.
5.1 La charte des sources
Un document public qui définit quelles sources entrent dans l’index, avec quel poids, et selon quels critères (fiabilité, fraîcheur, intérêt général). Toute évolution du corpus passe par la charte.
5.2 Le comité éditorial mixte
Un comité restreint associant des citoyens volontaires ou tirés au sort, un représentant de la collectivité et un tiers neutre issu de l’écosystème numérique local. Il tranche les litiges : source contestée, contenu obsolète, biais signalé. Il se réunit une fois par mois pendant le pilote.
5.3 La traçabilité systématique
Chaque réponse de l’assistant cite ses sources. C’est ce qui rend l’arbitrage possible : on conteste un document identifié, pas une boîte noire.
5.4 Le signalement citoyen
Un bouton « cette réponse est inexacte » est intégré à l’assistant. Les signalements remontent au comité éditorial, qui les traite et publie un relevé de décisions.
Sur la question de l’indépendance éditoriale, notre position est claire : le site municipal est la source légitime pour les contenus factuels et administratifs — personne ne fera mieux. L’indépendance du service ne repose pas sur une rédaction séparée, mais sur la pluralité des sources, la transparence de l’index et la citation systématique. C’est un contre-pouvoir structurel, pas institutionnel.
