L’intelligence artificielle s’installe durablement dans le quotidien des citoyens. Aujourd’hui, son contrôle repose presque exclusivement sur des acteurs privés, pour l’essentiel non européens. La démarche ianature pose une question simple : et si, à l’échelle d’un territoire, l’IA pouvait fonctionner comme un service public — transparente, auditable, gratuite et gouvernée collectivement ?
Ce dossier propose de passer de la question au terrain : expérimenter à Niort, pendant six mois, un assistant IA territorial accessible à tous les habitants. Concrètement : un agent conversationnel intégré sous forme de widget, sans aucune modification de l’infrastructure existante de la Ville, capable de répondre aux questions du quotidien (démarches, équipements, événements, vie associative) en s’appuyant exclusivement sur un corpus de sources locales publiques et vérifiables, chaque réponse citant ses sources.
Le pilote repose sur une technologie française (Mistral AI, via le plugin TOM développé localement), un hébergement souverain, et une gouvernance originale : une charte des sources publique et un comité éditorial mixte associant citoyens, collectivité et tiers neutre.
Le coût de fonctionnement est volontairement frugal : de l’ordre de 100 à 200 euros par mois, le développement initial étant apporté par le porteur du projet. Ce qui est demandé à la Ville n’est pas un financement, mais un terrain d’expérimentation : l’autorisation d’indexer ses contenus publics, un point de contact, et une visibilité pour le pilote.
À notre connaissance, aucune collectivité française n’a encore expérimenté un assistant IA territorial assorti d’une gouvernance citoyenne formalisée. Niort peut être la première.
